LGV Bordeaux-Toulouse : décidée ou enterrée ? Réponse définitive en février

Posté par bbvlgv le 13 janvier 2018

ACTU.FR du 12.01.2018

La Ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse verra-t-elle le jour ? Une réponse définitive sera donnée en février 2018 par le gouvernement. D’ici là, les élus poursuivent la lutte.

Publié le 12 Jan 18 à 9:41
LGV Bordeaux-Toulouse : décidée ou enterrée ? Réponse définitive en février dans Presse LGV-854x569
« 60% de la population située à plus de 4h de train de Paris habite en Occitanie », affirme la présidente de la Région, Carole Delga. (©Actu.fr)

« Madame la ministre, il faut continuer à faire des lignes à grande vitesse. Moi, j’en ai lancé quatre ». C’est en ces termes que, le 11 novembre 2017, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy s’est adressé à la ministre des Transports Elisabeth Borne au cours d’une cérémonie à l’Arc de Triomphe. L’anecdote,relayée par Le Monde, fera rire jaune la grande majorité des élus de la Région Occitanie, majoritairement favorables et ce, quelle que soit le bord politique, à la Ligne à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse.

Priorité aux « trains du quotidien »

Pourtant, la pique de l’ancien locataire de l’Elysée est tout sauf anodine : car le gouvernement, bien décidé à donner la priorité aux « trains du quotidien », est très tiède, c’est un euphémisme, sur les enjeux du rail dans notre région.

LIRE AUSSI : LGV Bordeaux-Toulouse : des milliards d’euros à trouver avant début 2018, annonce la ministre

Les élus de la région, sa présidente PS Carole Delga en tête, procèdent à un intense lobbying pour faire aboutir non seulement le projet Bordeaux-Toulouse (7,1 milliards d’euros), mais aussi l’ensemble du GPSO (Grand projet du Sud-Ouest) avec Bordeaux-Dax (2 milliards) et les aménagements du sud de Bordeaux et du nord de Toulouse (1 milliard) et la ligne Montpellier-Perpignan. Soit un budget de 12 milliards d’euros.

Un combat politique avec le gouvernement qui trouvera (enfin) son dénouement en février 2018, lors de la présentation, par Elisabeth Borne, de la loi d’orientation des mobilités. Avec l’intention de réaliser les LGV du Sud-Ouest… ou pas.

« Les nouvelles lignes serviront pour déployer de nouveaux trains »

Jeudi 11 janvier 2018, Carole Delga a remis le couvert sur « l’attractivité » de la LGV et la « nécessité » pour la région d’avoir une telle infrastructure. Et balayé le schisme entre grande vitesse et trains du quotidien…

« Nous ne sommes pas des enfants gâtés, le projet est juste. Actuellement, 60% de la population française à se trouver à plus de 4h de Paris en train se trouve en Occitanie, et 70% si on compte un bout de la Nouvelle-Aquitaine ! Dans 20 ans, nous prendrons trop de retard par rapport à Bordeaux, à 2h de Paris, et Marseille, qui est à 3h. Il ne faut pas opposer LGV et trains du quotidien. Les nouvelles lignes serviront pour de nouvelles fréquences et déployer des trains car on connaît une saturation routière et ferroviaire dans les grandes villes comme Toulouse, où le nord et le seul axe où l’on peut créer des cadences type RER, Montpellier et Perpignan. Je ne peux même pas ajouter un train par jour sur les lignes ! »

La hausse du diesel comme solution

La présidente de l’Occitanie est revenue sur les propositions « innovantes » de financement des collectivités concernées. La taxe poids lourds sur le transit international est « toujours d’actualité », mais c’est sur laTICPE (Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) que Carole Delga a annoncé des avancées, sur une taxe où environ un quart des recettes prélevées en fonction des volumes de carburant vendus revient aux Régions :

« L’augmentation moyenne de huit centimes d’euro depuis le début de l’année rapporterait 341 millions d’euros par an à la région, et autant en Nouvelle-Aquitaine. Cette somme couvrirait les annuités de l’emprunt qu’on réaliserait pour le projet ».

LIRE AUSSI : [Décryptage] Ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse : un casse-tête à plusieurs milliards d’euros

Rappelons que la LGV Bordeaux-Toulouse mettrait la Ville rose à 3h10 de la Capitale. « Nous allons mettre le paquet non pas sur de nouvelles lignes à grande vitesse mais sur les trains du quotidien », assurait le président de la SNCF, Guillaume Pépy, le 2 janvier 2018 au micro de RMC. Ce changement de braquet et les 40 milliards d’euros de dettes de l’opérateur ferroviaire pourraient peser lourdement sur la décision du mois de février.

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 SNCF : la grande vitesse va devoir attendre

Posté par bbvlgv le 4 janvier 2018

3 janvier 2018 – Sud Ouest

SNCF : la grande vitesse va devoir attendre

Élisabeth Borne rencontrera les dirigeants de la SNCF, dont Guillaume Pépy, lundi prochain pour évoquer notamment la refondation du modèle ferroviaire.

PHOTO ARCHIVES JACQUES DEMARTHON / AFP
 Mardi, la ministre Élisabeth Borne comme le président de la SNCF, Guillaume Pépy, ont clairement indiqué que les efforts allaient s’intensifier sur le réseau classique.

Ses propos n’étaient pas calibrés pour ravir Alain Rousset, le président de la région Nouvelle-Aquitaine, ni Carole Delga, son homologue occitane, deux des fidèles zélateurs de la (future ?) ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Toulouse. Invité hier matin par Jean-Jacques Bourdin (RMC/BFM), Guillaume Pépy, le patron de la SNCF, a clairement fait savoir que ses chantiers 2018 étaient ailleurs.

« Nous allons mettre le paquet, non pas sur de nouvelles LGV, mais sur les trains du quotidien », a-t-il dit. « L’État, qui avait lancé beaucoup de lignes de TGV, a corrigé le tir », a continué Guillaume Pépy qui a insisté sur sa convergence de vues avec le gouvernement, Élisabeth Borne – la ministre des Transports – en tête.

Des crédits pour moderniser
Par un heureux télescopage médiatique, ladite Élisabeth Borne a fait passer exactement le même message quelques heures plus tard. « Une priorité aux transports du quotidien », a-t-elle évoqué, ce qui englobe les TER (trains express régionaux), les RER franciliens et les métros. « Je pense qu’on a besoin de plus de ferroviaire dans les métropoles », a insisté l’ancienne patronne de la RATP, la Régie des transports parisiens.

Selon Guillaume Pépy, les crédits consacrés à la modernisation et à la maintenance du réseau classique (hors LGV) atteindront 5,7 milliards d’euros en 2018, un niveau sans précédent. « Oui il y a beaucoup d’incidents », a-t-il reconnu en référence aux pannes et retards qui ont émaillé le mois de décembre, « ils sont largement dus à des retards dans l’investissement sur ce réseau classique ».

De son côté, la ministre a esquissé ce que devrait être une intervention de l’État sur le dossier. La dette de SNCF Réseau, qui devrait atteindre 50 milliards d’euros, « n’est pas soutenable et il faudra que le gouvernement prenne ses responsabilités ». Ce serait d’autant plus normal selon elle que l’Etat, au fil des années, « a aussi orienté ce que faisait la SNCF ». Il ne peut donc se dédouaner complètement du délabrement du réseau ferroviaire.

Élisabeth Borne et les dirigeants de la SNCF, Guillaume Pépy en tête se retrouveront lundi prochain pour évoquer les multiples incidents qui ont empoisonné la vie des voyageurs ces dernières semaines. Et pour évoquer la refondation du modèle ferroviaire, réputé avoir fait la part belle au TGV au détriment du reste. La ministre attend deux rapports d’ici la fin du mois pour l’éclairer.

Revoir le prix des péages
Sur la desserte des villes moyennes par les TGV, un motif d’inquiétude des élus, Guillaume Pépy a rappelé les propos de sa ministre de tutelle. Celle-ci s’était engagée à ce qu’il n’y ait pas d’arrêts supprimés.

Mais sur ce point, le patron de la SNCF a rappelé l’équation compliquée dans laquelle se trouve son entreprise. « On ne peut pas à la fois baisser les prix des billets et desservir toutes les gares tout en payant de tels péages ». La SNCF règle un péage à Lisea, le concessionnaire privé de la nouvelle LGV Tours – Bordeaux, à chaque fois qu’elle y fait circuler une rame. Sur les autres LGV, elle acquitte les péages à… elle-même, ou plutôt à SNCF Réseau. Élisabeth Borne est prête à revoir le mode de calcul de ces péages, ce qui commande de trouver des compensations pour SNCF Réseau.

Guillaume Pépy a par ailleurs rappelé que, grâce aux efforts financiers accomplis par les régions, 135 trains neufs seraient mis en circulation cette année en région parisienne comme sur les liaisons TER. Il y a quelques jours dans nos colonnes, Alain Rousset faisait part de son mécontentement sur le sujet. « La Région a acheté 30 rames neuves. Elles ne roulent pas parce que la SNCF supprime des trains », expliquait-il…

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LGV : réactions en Occitanie

Posté par bbvlgv le 4 janvier 2018

La Dépêche.fr du 04 janvier 2018

 

Les élus de droite et du centre pour la LGV./ Photo DDM, archives
Les élus de droite et du centre pour la LGV./ Photo DDM, archives

Monsieur Pépy, la LGV est et reste une priorité en Occitanie !

Invité par Jacques Bourdin , hier, et repris dans la presse régionale, aujourd’hui , Guillaume Pépy a déclaré que les LVG ne sont pas prioritaires et que son action sera de défendre les trains du quotidien.

Christophe Rivenq et les élus du Groupe UEDC souhaitent réaffirmer leur soutien à la grande vitesse ferroviaire en Occitanie, tout en ne sacrifiant pas les trains du quotidien et les autres modes de déplacement infrarégionaux, dont la route. Ils réaffirment leur volonté de garantir l’indispensable cohérence des liaisons ferroviaires à grande vitesse dans leurs connexions interrégionales et interétatiques.

La cohérence, c’est Bordeaux-Toulouse , c’est Montpellier -Perpignan et c’est aussi Toulouse -Narbonne.

Aujourd’hui, il faut une politique d’ aménagement du territoire digne de ce nom qui ne peut êtreconçue sans une référence constante aux multiples dimensions du développement durable.

Monsieur Pépy, enfin, je vous invite à venir en Occitanie pour rencontrer ses habitants et vous rendre compte que la LGV, ici en province… est et restera une priorité !

 

 

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BONNE ANNEE

Posté par bbvlgv le 1 janvier 2018

L’équipe BBVLGV vous présente ses meilleurs voeux pour 2018

Bonne année 2018 image 10

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JOYEUX NOEL

Posté par bbvlgv le 24 décembre 2017

L’équipe BBVLGV vous souhaite un Joyeux Noël

Merry Christmas

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Abandon de la LGV Bordeaux-Toulouse : « c’est de l’intox »

Posté par bbvlgv le 7 décembre 2017

LA TRIBUNE Par Florine Galéron  |  05/12/2017, 14:42

 

La LGV Bordeaux-Toulouse sera-t-elle réalisée ?
La LGV Bordeaux-Toulouse sera-t-elle réalisée ? (Crédits : RFF / Christophe Recoura)
Interrogé par La Tribune, Bruno Cavagné, vice-président du Conseil d’orientation des infrastructures, dément les informations du média l’Usine Nouvelle (qui affirme que le projet LGV Bordeaux-Toulouse est abandonné).

L’information avait de quoi mettre le feu aux poudres. Ce lundi 4 décembre, l’Usine Nouvelle affirme sur son site internet que « selon une source bien informée », le Conseil d’orientation des infrastructures, chargé de rendre un avis consultatif sur le projet de LGV entre Bordeaux et Toulouse, « serait favorable à un aménagement de la ligne existante qui permettrait de gagner environ 30 minutes pour un investissement beaucoup plus raisonnable. C’est ce que réclament la plupart des opposants à ce projet ». « La LGV Bordeaux-Toulouse restera à l’état de projet ».

Contacté par La Tribune, Bruno Cavagné, président de la Fédération nationale des travaux publics et par ailleurs vice-président du Conseil d’orientation des infrastructures dément formellement ces informations :

« Le GPSO (pour grand projet ferroviaire du Sud-Ouest, le nom donné aux projets de LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne, NDLR) n’a même pas commencé à être examiné par le Conseil d’orientation. Nous devons examiner une soixantaine de projets ferroviaires et rendre notre rapport fin janvier. De plus, notre avis n’est que consultatif puisque c’est à l’État de trancher sur cette question. C’est de l’intox, de la désinformation, mis à part les opposants au projet je ne vois pas qui a intérêt à diffuser ce type d’informations. »

Lire aussi : LGV à Toulouse : l’État tranchera début 2018

En visite à Toulouse le 10 novembre dernier, Élisabeth Borne, la ministre des Transports a indiqué que le gouvernement allait continuer d’examiner les propositions de financements des élus locaux pour la LGV Bordeaux-Toulouse « de façon à ce que le projet puisse être pris en compte dans la loi de programmation sur les infrastructures que je présenterai au tout début d’année 2018″. Avant d’ajouter : « J’ai dit aux élus : pause ne veut pas dire remise en cause. Par contre, nous avons changé de méthode. Nous voulons sortir des promesses non financées. 36 milliards d’euros de lignes nouvelles ont été promises en France. Il faut s’assurer qu’on soutienne des projets réalisables ».

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La LGV Bordeaux-Toulouse s’approche du terminus

Posté par bbvlgv le 7 décembre 2017

RUE89BORDEAUX  - Par Simon Barthélémy publié le 07/12/2017 à 05h00

Alain Juppé et Alain Rousset ont envoyé un mémo au Conseil d’Etat, qui a repoussé l’audience des recours contre le GPSO (grand projet du Sud-Ouest), les LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. Une manœuvre « parasitaire », voire « déloyale » pour les élus écologistes régionaux, qui ont toutefois bon espoir de voir le projet enterré par la future loi mobilité.

 L’audience a été reportée sine die de l’agenda du Conseil d’Etat, mais ce mercredi, Pierre Hurmic a testé quelques arguments clés de plaidoirie contre les lignes à grande vitesse au sud de Bordeaux. L’avocat, conseiller municipal et métropolitain écologiste, a déposé le 22 juillet 2016 un recours visant la déclaration d’utilité publique du GPSO (Grand Projet du Sud Ouest), c’est-à-dire les LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax.

« Alors que l’affaire était sur le point d’être fixée pour être plaidée, la Région Nouvelle-Aquitaine et Bordeaux Métropole, après la Région Occitanie, viennent de décider d’intervenir, tardivement (16 mois plus tard), dans la procédure », ont indiqué les élus écologistes à la région et à la métropole.

Alain Juppé et Alain Rousset ont déposé en novembre un mémoire en intervention volontaire fin de soutenir SNCF Réseau, et la DUP du projet de LGV contestée. Une démarche que Pierre Hurmic qualifie d’ »un peu intempestive, parasitaire et totalement inutile puisque tous les arguments ont été échangés devant le conseil d’État ».

« Le but est de retarder l’issue du procès, poursuit l’avocat. Si l’affaire avait été jugée avant la fin de l’année, elle serait tombée en plein dans les Assises de la Mobilité, dont la finalité est d’encourager les solutions un peu innovante. Ils pensent aussi que les recours ont des chances de prospérer avec la jurisprudence du Conseil d’Etat sur la LGV Poitiers-Limoges. Le motif fondamental de sa décision du 15 avril 2016, c’est que l’information financière fournie en débat public est insuffisante ; on s’appuie beaucoup sur cette jurisprudence tout à fait nouvelle. »

Les LGV déjà condamnées ?

Les écologistes ont bon espoir que le gouvernement enterre définitivement le projet. Emmanuel Macron et sa ministre des transports, Elizabeth Borne, veulent donner la priorité aux transports du quotidien, et comptent, pour des raisons sûrement plus financières qu’écologique, optimiser les infrastructures existantes plutôt que de multiplier les grands chantiers.

Selon l’Usine Nouvelle, la commission d’orientation des infrastructures aurait d’ores et déjà condamné la LGV Bordeaux-Toulouse en raison de son coût – 8 milliards d’euros pour gagner une heure sur 200 kilomètres. L’amélioration des voies actuelles permettrait de réduire le temps de parcours d’une demi-heure, en économisant 6 milliards d’euros. Les conclusions de cette commission, ainsi que celles des Assises de la mobilité, doivent alimenter la future loi, qui sera présentée début 2018.

Dans un rapport adopté en bureau, et soumis aux Assises de la mobilité, Bordeaux Métropole plaide pour sa part toujours pour la LGV. Idem du côté de la région Nouvelle-Aquitaine, qui débattra de sa contribution aux Assises lors de sa prochaine plénière. Celle-ci s’annonce mouvementée, car les conseillers régionaux écologistes, pourtant membres de la majorité, ne digèrent pas l’initiative d’Alain Rousset, explique l’un d’entre eux, Jean-François Blanco :

« Cela pose un problème démocratique car cette intervention auprès du Conseil d’État n’a pas été soumise à discussion devant le conseil régional. Aucun président ne peut s’arroger le droit de se substituer à la collectivité territoriale qu’il préside. L’accord de majorité PS-EELV a explicitement prévu que la région n’interviendrait pas dans le financement de GPSO, ni directement, ni indirectement. Nous ne pouvons pas accepter cette intervention qui génère de la confusion. »

Égoïsme métropolitain

Si les élus Verts ont voté la possibilité pour le président d’ester en justice, Pierre Hurmic juge la manœuvre « plus que discourtoise, déloyale ». Un avis que réfute Renaud Lagrave, vice-président de la région Nouvelle-Aquitaine :

« Dans l’accord passé, il était question qu’il n’y ait pas de nouveaux engagements financiers pris par la région. Mais il n’était pas question d’arrêter GPSO, sinon Alain Rousset ou moi-même ne l’aurions pas signé. Nous avons déposé auprès de la ministre des transports et du conseil d’État les voies et moyens de financer 80% de l’infrastructure. Comment peuvent-ils être contre ça ? »

Pour la raison d’être des écologistes, peut-être : Pierre Hurmic rappelle ainsi le « massacre environnemental que constituerait ces LGV, avec 4830 hectares de sols naturels, agricoles et forestiers artificialisés, soit exactement la superficie de la ville de Bordeaux ».

« Cet impact n’est pas soutenable et il est contradictoire avec les engagements écologiques pris par la région et la métropole. Il montre l’égoïsme des élus métropolitains, prêts à détruire 4800 hectares de nature pour gagner 1/2 heure sur un trajet de train. Gilles Savary (ex député PS de la Gironde, NDLR) l’a bien dit : Rousset ne pense qu’à la LGV et Juppé qu’à Bordeaux. Et la LGV est à Rousset ce que le métro était à Chaban-Delmas ».

L’heure Y

L’avocat attaque aussi trois arguments matraqués par les pro-LGV depuis quelques mois. Se réjouissant du succès de la ligne Paris-Bordeaux, Renaud Lagrave relève par exemple qu’elle a permis d’augmenter la fréquentation des TER de 20%. Le TGV deviendrait ainsi un train du quotidien pour les habitants de Périgueux ou d’Agen qui doivent se rendre régulièrement dans la capitale pour affaires. Pierre Hurmic rappelle lui que les passagers des TGV représentent moins de 10% des clients de la SNCF, et que le train ne pèse que 10% des déplacements des Français :

« On dépense donc des sommes extravagantes pour des infrastructures qui ne supportent que 1% des déplacements. C’est un transport de niche et de riches qui ne profite qu’aux métropoles ».

Il conteste aussi l’argument de sillons saturés, qui pourraient être libérés pour le fret ou les TER après construction d’une nouvelle ligne. D’après l’Arafer (Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières), la fréquentation du réseau est « médiocre » :

« Avec une moyenne de 40 trains de voyageurs circulant chaque jour par kilomètre de ligne et par sens en 2015, la France se place en 10eposition en Europe en matière d’intensité d’utilisation de son réseau ferroviaire, devant l’Espagne, mais derrière le Royaume-Uni (96 trains), l’Allemagne (75 trains) et l’Italie ».

Y aurait-il donc selon Pierre Hurmic de la place pour faire circuler des trains, sauf autour de Bordeaux ? Renaud Lagrave maintient qu’il n’a « plus un sillon disponible et ne peux rajouter aucun train au nord comme au sud ». Et martèle que « l’Europe attend le barreau manquant vers l’Espagne », où le Y basque ferroviaire devrait être achevé en 2023

Sauf que pour les écologistes, rien ne justifie l’arrivée d’un TGV roulant à 320 kilomètres/heure pour se raccorder au réseau espagnol, où les trains seront limités à 250 km/h :

« En France on confond grande vitesse et très grande vitesse, estime Pierre Hurmic. Une ligne de train coute très cher en Europe à partir de 250 km/h. Aussi, les Allemands se sont mis à faire de la grande vitesse à 249 km/h et le train s’est un peu redressé Outre-Rhin. On ne sera pas à l’heure de l’Y basque parce que l’acharnement autour de la LGV ne permettent pas d’avancer sur ce sujet de la grande vitesse. »

Peut-être que les Assises de la mobilité permettront de sortir le train français enferré dans ce débat.

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[Exclusif] La LGV Bordeaux-Toulouse restera finalement à l’état de projet

Posté par bbvlgv le 5 décembre 2017

L’USINENOUVELLE du 04/12/2017

 

[Exclusif] La LGV Bordeaux-Toulouse restera finalement à l'état de projet© SNCF Médiathèque –

La ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse sur la sellette, le Lyon-Turin dans l’impasse et le canal Seine-Nord sauvé par les collectivités locales. Telle semble être la tendance qui se dessine à la Commission d’orientation des infrastructures, selon certaines indiscrétions. La Commission devrait rendre sa copie autour du 25 janvier 2018 avec un peu de retard lié à des arbitrages complexes. Pour l’instant, elle a surtout travaillé pour définir les critères nécessaires à la prise de décision. Ils sont d’ordre économique et environnemental. La mobilité solidaire, la qualité et la sécurité sont également à l’ordre du jour. Un membre de la Commission parle de « discussions sérieuses et constructives » et indique que la question de la taxation des poids lourds fait quasiment l’unanimité.

Dans le sud-ouest, la question est sur toutes les lèvres. La ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse verra-t-elle le jour ? A priori, non. Son coût, estimé à 8 milliards d’euros pour environ 200 kilomètres, est rédhibitoire. Selon une source bien informée, la Commission serait favorable à un aménagement de la ligne existante qui permettrait de gagner environ 30 minutes pour un investissement beaucoup plus raisonnable. C’est ce que réclament la plupart des opposants à ce projet de liaison directe à grande vitesse entre Paris et Toulouse, par Bordeaux.

Le canal Seine-Nord peut-être sauvé

Une étude réalisée par le cabinet d’études Claraco, en 2014, indiquait que l’on pouvait économiser 6 milliards d’euros entre Bordeaux et Toulouse en supprimant les passages à niveaux et en redressant certaines courbes. Si le projet de LGV n’est pas enterré définitivement, il sera repoussé aux calendes grecques.

La ligne Lyon-Turin, elle, est ardemment souhaitée par les Italiens et un accord dans ce sens a été adopté par le Parlement le 26 janvier. Les travaux devaient commencer l’an prochain. Difficile dans ces conditions de revenir en arrière, même si le ministère de la Transition écologique et solidaire, ainsi que le ministère des Transports semblent opposés à ce projet pharaonique pour un trafic plutôt limité.

Enfin, le canal Seine-Nord pourrait être sauvé, avec une solution qui désengagerait l’Etat au profit des collectivités locales, prêtes à reprendre le flambeau. Tous ces projets pourraient trouver une nouvelle source de financement avec le retpour de l’Ecotaxe poids-lourds. Elle ne reprendra pas cette appellation, dévaluée par le renoncement du précédent gouvernement, et sa forme sera sans doute différente, mais les camions devront passer à la caisse. Le principe du pollueur-payeur y trouverait sa pleine application.

 

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QUATRE CENT PERSONNES À ROULLET CONTRE LE BRUIT DE LA LGV : LA CHARENTE EN TÊTE DE LA MANIF

Posté par bbvlgv le 28 novembre 2017

La charente libre du 25.11.2017

 
  

Quatre cent personnes à Roullet contre le bruit de la LGV : la Charente en tête de la manif
Photo Renaud JOUBERT
Par charentelibre.fr, publié le 25 novembre 2017 à 16h46.

352 charentais ont signé une pétition pour réclamer que soient pris en compte les pics de nuisances sonores.

C’est en Charente que la manifestation appelée ce samedi dans cinq départements par la coordination interrégionale LGV Sud Europe Atlantique et Bretagne Pays-de-Loire que préside Gérard Saumon, le maire de Champagne-Vigny, a, à cette heure, rassemblé le plus de monde. Riverains excédés et élus de tout bord étaient environ 400, ce samedi matin, sur l’ancienne base Cosea de Roullet-Saint-Estèphe pour manifester contre les nuisances – principalement sonores – de la ligne Bordeaux-Tours entrée en service en juillet dernier.

Au même moment, des riverains en colère étaient rassemblés pour le même motif : à 300 devant la préfecture du Mans et à 200 à Sauzé-Vaussais, dans les Deux-Sèvres sachant que la fréquentation du mouvement organisé simultanément à Montguyon, en Charente-Maritime, n’est pas encore connue.

Cet après-midi, plusieurs centaines de personnes issues tant de la Vienne que de l’Indre-et-Loire sont par ailleurs encore attendues à Pussigny, en Touraine, pour relater les mêmes déboires. Ce matin à Roullet, 352 charentais ont signé une pétition pour réclamer que soient pris en compte les pics de nuisances sonores lors des mesures qui seront effectuées par Lisea – le concessionnaire de la LGV – alors qu’il est prévu que ces relevés se basent uniquement sur des moyennes.

Ils demandent aussi des solutions concrètes (merlons, murs anti-bruits, isolations de facade, etc) tout en dénonçant un manque cruel d’anticipation en la matière. Beaucoup de riverains estiment avoir été « honteusement trompés » par Lisea: tous ceux qui étaient rassemblés à Roullet n’auraient « jamais cru que le TGV ferait autant de bruit, ce n’est pas ce qui avait été annoncé ».

 

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LGV: UN RASSEMBLEMENT CONTRE LE BRUIT SAMEDI MATIN À ROULLET

Posté par bbvlgv le 26 novembre 2017

La Charente Libre du 24/11/2017

LGV: un rassemblement contre le bruit samedi matin à Roullet
Une manifestation avait eu lieu à Linars cet été.

Photo Renaud Joubert
 

Ils ont l’intention de faire un maximum de bruit… contre le bruit des TGV circulant sur la nouvelle ligne à grande vitesse. Et d’être bien plus nombreux que les trains qui y roulent. Ce samedi 25 novembre, la coordination interrégionale LGV sud, le collectif qui réunit les collectivités et les riverains des communes traversées par le sillon LGV, a décidé de frapper fort et de se faire entendre. Journée de mobilisation dans les neuf départements traversés par la LGV, de Tours à Bordeaux.

En Charente, où une manifestation avait déjà eu lieu à Linars cet été, c’est à Roullet que le collectif a décidé de se réunir, de 10 heures à midi, sur l’ancienne base Cosea située dans la commune. Élus, riverains, usagers, tout le monde est invité à se joindre au mouvement.

Dans le collimateur du collectif: les nuisances occasionnées par les TGV depuis le 2 juillet et la mise en service de la ligne ainsi que les modalités de la campagne de mesures acoustiques engagée par Lisea jusqu’au mois de février prochain.

«Ces mesures seront effectuées sur vingt-quatre heures. [...] En aucun cas les pics de bruit réellement ressentis par les riverains ne seront pris en compte. De plus, la dévalorisation de l’habitat proche de la ligne, les demandes de dégrèvement des taxes ménages, la souffrance au quotidien des employés d’entreprises ou de lieux publics proches de la ligne, suscitent des inquiétudes»,indique un communiqué du collectif.

Outre une évolution de la réglementation, les manifestants réclament la prise en compte des pics de bruit, de réaliser une campagne de mesures exhaustives, d’étendre les mesures au-delà de la bande de 100 mètres longeant la voie… Et pour cela, ils comptent bien montrer leurs muscles ce week-end.

Rassemblement samedi de 10h à midi à Roullet, sur l’ancienne base Cosea. Un fléchage sera en place dès la RN 10.

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