Bordeaux, Montpellier, Toulouse : quel avenir économique pour les 3 métropoles ?

Posté par bbvlgv le 17 mars 2017

La Tribune Toulouse du 16.03.2017

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(Crédits : Rémi Benoit | David Bécus)
Jeudi 23 mars, chefs d’entreprises, décideurs et élus se réuniront à l’université Paul-Sabatier à Toulouse pour le Sommet économique Occitanie – Nouvelle Aquitaine. Les régions issues de la réforme territoriale disposent de nombreux atouts en termes de synergie et de complémentarité et la matinée sera axé sur le thème : « Quel avenir économique pour les trois métropoles Bordeaux, Montpellier et Toulouse ? »

« Bordeaux, Montpellier, Toulouse : Quel avenir économique pour les trois métropoles ? » C’est le sujet du premier Sommet économique Occitanie – Nouvelle Aquitaine qui se tiendra le jeudi 23 mars à l’auditorium Marthe-Condat, le nouvel amphithéâtre de l’université Paul-Sabatier, à Toulouse. Pour l’occasion, chefs d’entreprise, élus et décideurs seront réunis par La Tribune lors de différentes séquences qui viendront rythmer la matinée.

Cet événement a pour ambition de dessiner les nouvelles relations entre les deux grandes régions du Sud-Ouest. Inauguré par Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, ce sommet débutera par une keynote de Christian Desmoulins, président du Cercle des entreprises stratégiques d’Occitanie.

Quels futurs relais de croissance pour les deux régions ?

Lors de son exposé sur le thème « Stratégie économique : le choix des entreprises », il dévoilera les grandes lignes d’un rapport consacré aux futurs relais de croissance pour l’économie régionale. Au-delà du socle économique régional actuel (aéronautique-espace-systèmes embarqués, agriculture-alimentation et tourisme), il est nécessaire de concevoir une stratégie d’entreprises pour d’autres secteurs qui seront les futurs relais de croissance régionaux (numérique, santé et transition énergétique), explique Christian Desmoulins.

Un état des lieux de l’économie régionale nécessaire avant qu’Alain Di Crescenzo, président de la CCI Occitanie, et Marc Prikazsky, président du Club des ETI de Nouvelle Aquitaine, ne prennent la parole pour le premier temps fort de la matinée : le grand débat économique sur le thème « Occitanie – Nouvelle Aquitaine : quelles perspectives communes et quels secteurs d’avenir ? ». Les deux chefs d’entreprise livreront leur vision respective des filières d’avenir et des enjeux d’une coopération entre les deux régions.

Il seront ensuite rejoints par Chantal Soulé-Dupuy, professeure des universités et directrice de l’école doctorale de Mathématiques, informatique et télécommunications de Toulouse (Mitt), Jacques Rubio, directeur général de Kaufman & Broad Grand Sud-Ouest et Benjamin Gandouet, directeur Oncopole, sciences du vivant & santé publique de Toulouse Métropole. Celui-ci vient d’ailleurs d’installer le réseau French Tech Santé pour Toulouse et le département de la Haute-Garonne. L’objectif est simple : fédérer, accélérer, animer et rayonner.

« Nous avons la chance d’avoir dans notre région Occitanie deux grandes métropoles bien positionnées sur l’innovation dans le secteur de la santé, vecteur d’une véritable diversification économique », se réjouit Benjamin Gandouet.

Startups et transports au cœur des débats

La diversification économique passe aussi par le développement d’un écosystème de jeunes entreprises innovantes qui révolutionnent les manières de produire, de consommer, de travailler. La Tribune donnera la parole à trois représentants de secteurs en croissance à Bordeaux, Toulouse et Montpellier. Alors que le numérique et la dématérialisation du travail et des relations s’accélèrent, Pierre-Olivier Bessol, vice-président de l’IoT Valley, Benoît Panel, président et cofondateur de la startup Yescapa à Bordeaux et une représentante de la French Tech santé de Montpellier répondront à la question : « Les créateurs d’entreprise innovantes en croissance ont-ils besoin d’un ancrage territorial ? ».

Enfin, la matinée se terminera par une table ronde consacrée à un sujet brûlant, la question des transports. Le 14 mars sur France Inter, le PDG de la SNCF Guillaume Pépy semble avoir émis des doutes sur la réalisation du tronçon Bordeaux-Toulouse en LGV  en déclarant que le grand chantier Tours-Bordeaux était « le dernier pour le moment ». Carole Delga, présidente de la région Occitanie, et Jean-Louis Chauzy, président du Ceser Occitanie et d’Eurosud Transport évoqueront ce sujet sensible, son financement et son calendrier lors de cette table ronde « LGV et transports du futur : Nouvelle Aquitaine et Occitanie accélèrent le mouvement ».

En matière de transports du futur, les débats évoqueront aussi la future installation d’Hyperloop à Toulouse et la naissance d’un écosystème des transports intelligents dans le Grand Sud. Omar-Pierre Soubra, directeur marketing et communication de l’entreprise américaine Trimble, spécialiste du positionnement satellite, interviendra notamment sur cette question.

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Et si la LGV Bordeaux-Toulouse était abandonnée par la SNCF ?

Posté par bbvlgv le 17 mars 2017

TOULECO du 15.03.2017
Suite à une interview de Guillaume Pépy sur France Inter, le chantier de la LGV entre Bordeaux et Toulouse serait remis en cause. La Région et la Ville de Toulouse ont vivement réagi à cette annonce demandant des garanties sur la faisabilité du projet.
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C’est l’interview de la discorde. Le 10 mars sur France Inter au micro de Patrick Cohen, Guillaume Pépy, le PDG de la SNCF a provoqué colère et consternation chez les partisans de la ligne à grande vitesse. A la question du journaliste, « Toulouse restera sans ligne TGV directe. Ça n’arrivera pas, il n’y aura pas d’autre chantier, c’est le dernier ? », la réponse de Guillaume Pépy est sans équivoque : « Je pense que c’est le dernier pour le moment (à propos de Paris-Bordeaux, NDLR) ». Avant de poursuivre : « Notre grand chantier c’est un chantier de RER et c’est tant mieux ».

Devant leur poste de radio ou dans leur voiture, les Toulousains ont entendu en direct l’arrêt de mort du « serpent de mer » que constitue la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse. Contactée par la rédaction de ToulÉco, la SNCF via son service de presse, a déminé immédiatement les déclarations de son PDG avançant une erreur de syntaxe, voire une approximation de langage. « La SNCF n’est absolument pas décisionnaire dans ce dossier, le projet suit son cours : la prochaine étape interviendra en juin avec l’annonce du protocole de financement », justifie-t-on chez les communicants. Avant de ponctuer : « Ce sont l’État et les collectivités qui sont décisionnaires ».

Justement, les collectivités sont montées au créneau et on fait savoir leur courroux : « (…) je ne peux qu’exprimer mon étonnement pour ne pas dire mon mécontentement que vous balayiez ainsi d’un revers de main les engagements précis de l’État et de la SNCF de réaliser l’ensemble de la ligne LGV Paris-Toulouse », écrit dans un courrier adressé à Guillaume Pépy le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc, regrettant que le chantier soit repoussé « à une date indéterminée et après d’autres chantiers désormais jugés comme prioritaires par votre société ».

Même son de cloche chez Carole Delga la présidente de la région Occitanie qui brandit l’étendard de l’équilibre des territoires. « L’engagement doit être tenu. Je ne lâcherai rien », affirme l’élue socialiste qui rappelle : « (…) concernant la LGV nous sommes ici toujours en pleine zone blanche. C’est inacceptable. Le Sud ne peut être ainsi méprisé et n’en déplaise à Guillaume Pépy, dans cette région et les villes concernées – pas depuis Paris-, nous croyons en l’avenir des territoires ».

En 2015 l’Etat avait donné son feu vert sur le projet en 2015 et l’association Eurosud Transport dirigée par Jean-Louis Chauzy, doit présenter d’ici quelques jours des études sur la façon de financer le projet. Mais la sortie médiatique de Guillaume Pépy associé aux échéances électorales du printemps, jettent un doute sur la réalisation de la LGV Bordeaux-Toulouse. 
Philippe Font

 

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LGV Bordeaux-Toulouse : « Je ne lâcherai rien » déclare Carole Delga

Posté par bbvlgv le 16 mars 2017

La Dépêche.fr du 15.03.2017

La présidente (PS) de la région Occitanie a réagi aux propos de Guillaume Pepy.
La présidente (PS) de la région Occitanie a réagi aux propos de Guillaume Pepy.

La présidente (PS) de la région Occitanie a réagi aux propos du PDG de la SNCF, Guillaume Pepy, sur le chantier de la LGV Bordeaux-Toulouse. Invité de France Inter, le 10 mars dernier, ce dernier avait affirmé, en réponse à une question de l’animateur Patrick Cohen, que ce chantier ne se « ferait pas, pour le moment ».

Pour Carole Delga, le patron de la SNCF ne peut pas parler « d’impact positif sur l’emploi, de croissance, d’attractivité de certains territoires reliés à la LGV et dans la phrase d’après, affirmer que la ligne Bordeaux-Toulouse ne se fera pas pour le moment.  »Un peu de cohérence ! Il s’agit de la quatrième 4ème ville de France, il s’agit de la Région qui attire 52 000 nouveaux habitants chaque année ! Avec la LGV, il ne s’agit pas seulement d’aller plus vite à Paris, il s’agit d’attirer de nouvelles entreprises, de permettre à des territoires de se développer économiquement et socialement » dit-elle.

La présidente de la région Occitanie ne « lâchera rien ». « La LGV doit arriver jusqu’à Toulouse: c’est une question majeure pour l’attractivité de la métropole, des départements concernés, de notre région. C’est aussi une question d’équité territoriale car concernant la LGV en France, nous sommes ici toujours en pleine zone blanche. C’est inacceptable. Le Sud ne peut être ainsi méprisé et n’en déplaise à Guillaume Pepy,  dans cette région et les villes concernées – pas depuis Paris-, nous croyons en l’avenir des territoires » ajoute-t-elle. Et d’exprimer sa « totale détermination » pour faire aboutir le plus rapidement possible la LGV Bordeaux-Toulouse. « Avec les autres élus, nous allons former un pack du Sud car il s’agit d’un projet indispensable à l’attractivité et à l’emploi pour la métropole toulousaine et pour la Région ». 
SERGE BARDY

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Toulouse : le maire demande à la SNCF confirmation de ses engagements pour le TGV

Posté par bbvlgv le 16 mars 2017

France Info – 3 Occitanie du 15.03.2017

Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (LR), a demandé ce mercredi au président de la SNCF, Guillaume Pepy, la confirmation des « engagements » de la société en faveur du TGV Paris-Toulouse.

Jean-Luc Moudenc, le maire LR de Toulouse, a demandé ce mercredi au président de la SNCF, Guillaume Pepy, la confirmation des « engagements » de la société en faveur du TGV Paris-Toulouse.

« Je ne peux qu’exprimer mon étonnement, pour ne pas dire mon mécontentement »

écrit Jean-Luc Moudenc dans un courrier adressé à Guillaume Pepy, après ses déclarations sur France Inter vendredi où il disait « penser » que le TGV Paris-Bordeaux, récemment inauguré, était « le dernier pour le moment ». Le maire de Toulouse estime que le président des chemins de fer « balaie ainsi d’un revers de la main les engagements précis de l’Etat et de la SNCF de réaliser l’ensemble de la ligne LGV Paris-Toulouse », et non seulement Paris-Bordeaux.

Un projet « d’utilité publique et urgent »

« C’est pourquoi j’attends que vous réaffirmiez publiquement votre volonté de contribuer à la bonne réussite de ce projet et que les engagements de la SNCF soient respectés comme il se doit », ajoute Jean-Luc Moudenc.

Le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), censé notamment relier en 2024 Paris à Toulouse, via Bordeaux, a été déclaré « d’utilité publique et urgent » en juin dernier. Il doit mettre Toulouse à un peu plus de 3 heures de la capitale, contre au moins 5h20 aujourd’hui.

Le TGV Paris-Bordeaux, qui ouvrira en juillet prochain, permettra déjà d’économiser une heure sur le trajet avec Toulouse, soit 4h20 environ. Le coût de l’ensemble du GPSO, y compris la LGV Bordeaux-Dax (2027), est estimé à 8,3 milliards d’euros.

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LGV : après Bordeaux, Toulouse ?

Posté par bbvlgv le 16 mars 2017

 LGV : après Bordeaux, Toulouse ? DU 15.03.2017

 

Au moment même ou Guillaume Pépy annonce le prolongement de la LGV entre Bordeaux et Toulouse, les autorités politiques remettent en cause cette liaison jugée trop chère et peu utile.

On se souvient des oppositions, opérations coup de poing et contestations multiples autour du tracé de la liaison ferroviaire entre Bordeaux et Toulouse, une partie de la ligne traversant de prestigieux vignobles. Il se pourrait bien que la bataille soit relancée avec l’annonce de l’ouverture dès 2024 de la LGV entre Bordeaux et Toulouse qui mettrait alors Paris à trois heures de la ville rose. 

Le coût annoncé des travaux, 9 milliards d’euros, ne satisfait pas le Conseil régional et un très grand nombre d’associations qui ne comprennent pas pourquoi mettre autant d’argent dans un projet qui, au final, ne ferait gagner qu’une heure. Pour un grand nombre d’associations de protections de la nature, ce projet pourrait bien devenir le Nôtre Dame des Landes du Sud-Ouest si SNCF ne revoit pas rapidement sa copie. 

SNCF reste persuadée que la concurrence entre le train et l’avion doit se faire au bénéfice du ferroviaire en raison des coûts d’exploitation plus faibles et de la faible émission de CO2 du train. Mais Toulouse est un objectif essentiel à la conquête du Sud-Ouest. Un dilemme difficile. 

Sur le terrain les problèmes sont encore nombreux. Le tracé définitif proposé n’a pas été accepté par toutes les parties et l’offre aérienne entre Toulouse et Paris satisfait pour l’instant une grande partie du tissu économique toulousain. La bataille ne fait que (re)commencer.

 

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LGV Bordeaux-Toulouse : « Guillaume Pepy n’est pas encore Premier ministre » déclare Jean-Louis Chauzy

Posté par bbvlgv le 15 mars 2017

La Dépêche.fr du 14.03.2017

Jean-Louis Chauzy, président du Conseil économique, social et environnemental d'Occitanie ironise sur les prérogatives du patron de la SNCF. /DDM
Jean-Louis Chauzy, président du Conseil économique, social et environnemental d’Occitanie ironise sur les prérogatives du patron de la SNCF. /DDM

« Toulouse restera sans ligne TGV directe. Ca n’arrivera pas. Il n’y aura pas d’autre chantier. C’est le dernier… » interroge, mi-affirmatif, Patrick Cohen, le 4 mars dernier sur France Inter en faisant référence à l’achèvement de Tours-Bordeaux. « C’est le dernier pour le moment » répond Guillaume Pépy, le PDG de la SNCF, invité de la matinale. L’ambiguité de la réponse du patron de l’entreprise ferroviaire suscite, depuis quelques jours, des interrogations et de l’agacement de la part des partisans de la réalisation de la LGV Bordeaux-Toulouse : « Comment comprendre cette phrase ? Laisse-t-elle supposer que le chantier de la LGV Bordeaux-Toulouse ne se ferait pas ? Et que veut dire pour le moment  » questionne un connaisseur du dossier, un peu troublé.

Ces interrogations traduisent surtout une certaine fébrilité sur ce dossier, d’autant que le chantier de la LGV Bordeaux-Toulouse est de la responsabilité des pouvoirs publics et des collectivités, et non de la SNCF. « Guillaume Pepy, que je sache, n’est pas encore Premier ministre » ironise Jean-Louis Chauzy, président du Conseil économique, social et environnemental d’Occitanie (Ceser). Le président d’Eurosud transport fait notamment référence à la validation le 9 juillet 2013 par Jean-Marc Ayraud, alors Premier ministre, des propositions de la commission Duron (Mobilité 21). Elle avait en effet soldé l’héritage Borloo en matière d’investissements ferroviaires, marqué par un grand nombre de projets pour un coût faramineux, pour ne retenir que la réalisation du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) comprenant Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax.

Depuis, d’ailleurs, si l’on excepte la question essentielle du financement, le projet a franchi un certain nombre d’obstacles administratifs : en mai 2016, le Conseil d’Etat à donné un avis favorable. Huit jours après, le ministre des transports, Alain Vidalies, signait la déclaration d’utilité publique de la LGV Bordeaux-Toulouse/Bordeaux-Dax, une étape déterminante pour cet énorme projet de près de 9 milliards d’euros et de 320 kilomètres de voies à grande vitesse qui doit mettre Toulouse, d’ici 2024, à un peu plus de trois heures de la Capitale.

Reste la question du financement de ces LGV qui constitue toujours un obstacle. Outre l’Etat et l’Europe, les collectivités locales concernées doivent mettre la main à la poche. Mais tout n’est pas réglé, loin de-là. D’autant que les possibilités d’un Partenariat public-privé (PPP) comme sur Tours-Bordeaux sont exclues, les principaux responsables politiques de la grande région le refusant. Mais les choses avancent. « le 12 juillet dernier, Alain Vidalies a reçu des élus de la région, de la ville de Toulouse, du département de la Haute-Garonne notamment. 46 millions d’euros, financés à parité par l’Etat et les collectivités, ont été débloqués pour des études complémentaires et des acquisitions foncières » ajoute Jean-Louis Chauzy. D’ici la fin du mois de mars, l’association EuroSud transport devrait présenter différents scénarios de financement : fonds souverains, Caisse des dépôts, fonds européens, recours à l’emprunt à long terme. Bref, pour le moment, le chantier avance et les partisans du projet espèrent que la nouvelle majorité issue des urnes en mai 2017 le poursuivra.

SERGE BARDY

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Jean-Luc Moudenc : «Toulouse ne peut rester plus longtemps sans TGV !»

Posté par bbvlgv le 14 mars 2017

La Dépêche.fr du 14 mars 2017

Jean-Luc Moudenc : «Toulouse ne peut rester plus longtemps sans TGV !»
Jean-Luc Moudenc : «Toulouse ne peut rester plus longtemps sans TGV !»

Le PDG de la SNCF a laissé entendre la semaine dernière que la liaison Paris-Tours serait le dernier grand chantier TGV, n’est-ce pas inquiétant ?

Sur la LGV Toulouse-Bordeaux, la mobilisation des collectivités concernées reste totale.

Qui peut encore imaginer que Toulouse et sa métropole, qui enregistrent la plus forte croissance démographique française et détiennent le record de création d’emplois privés, qui séduisent de plus en plus de grandes entreprises et de start-up (Siemens, Hyperloop TT, Airbus Group), puissent rester à l’écart du réseau à grande vitesse ? La métropole toulousaine est une locomotive pour l’économie française, elle ne peut rester plus longtemps sans TGV ! C’est la persistance de cette carence, véritable aberration en termes d’aménagement du territoire et d’attractivité, qui est inquiétante.

L’axe Toulouse-Tours a été financé avec le concours du privé, peut-on s’appuyer sur une formule très contestée ?

Je l’ai toujours dit, il faut utiliser les retours d’expérience pour ne pas renouveler les mêmes erreurs. Le partenariat public-privé mis en place pour la liaison LGV Tours-Bordeaux est un échec financier. Pour la tranche Bordeaux-Toulouse, il faut donc un autre modèle juridique et économique. Avec les autres élus locaux concernés, j’ai constamment plaidé auprès du gouvernement pour que toutes les possibilités de financements, y compris les plus innovantes, soient mises sur la table. Il y a des pistes à explorer à l’échelle européenne avec le plan Juncker ou encore les emprunts de long terme adaptés à ces investissements importants. Il faut creuser ces solutions pour mobiliser toute ressource utile autour de cette LGV. Pourquoi pas un grand emprunt porté par l’État ?

Le coût de la ligne a beaucoup fluctué. Il est jugé exorbitant par certains parlementaires, pourra-t-on le supporter ?

Le coût sera certes important, mais nous sommes face à un investissement d’avenir, utile au pays, à ses territoires et qui donnera une cohérence plus forte au maillage européen à grande vitesse. Ce sera une dépense qui générera de l’activité et de la création de richesse sur le long terme. La question qui se pose est celle d’un vrai choix politique. C’est pourquoi j’appelle les candidats à l’élection présidentielle à soutenir ce projet à nos côtés. L’heure n’est plus aux tergiversations, mais à l’action !

Recueilli par Gilles-R. Souillés

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Toulouse : y aura-t-il un (vrai) TGV à Matabiau ?

Posté par bbvlgv le 14 mars 2017

La Dépêche.fr du 14 mars 2017 
Le TGV l'Océane lors de son inauguration à la gare Matabiau. Photo DDM / F. Charmeux
Le TGV l’Océane lors de son inauguration à la gare Matabiau. Photo DDM / F. Charmeux

Malgré un avis défavorable de la commission d’enquête publique, le gouvernement a revalidé fin 2015 le grand projet ferroviaire du sud-ouest (GPSO). Mais avec quels financements ?

C’est un paradoxe à la mode toulousaine. Alors que la métropole s’apprête à divulguer le nom du lauréat qui construira la tour géante censée dominer le futur quartier Matabiau, en bordure du canal, il n’est pas encore certain que le TGV qui mettrait Paris à un peu plus de 3 heures de Toulouse entre en gare. C’était pourtant autour de l’arrivée de la ligne en grande vitesse (LGV) qu’a été conçu le nouveau visage de ce qui doit devenir le grand quartier d’affaires de l’agglomération. Sauf que le dossier n’est pas simple. Malgré une mobilisation sans faille, toutes obédiences politiques confondues, des élus territoriaux, l’horizon de l’ouverture de la liaison Toulouse-Bordeaux recule sans cesse. Un vrai serpent de mer apparu au début des années 2000, quand on nous vendait la LGV pour. 2014 . Là où il est aujourd’hui question (au mieux) de 2024. Et ce ne sont pas les déclarations de Guillaume Pepy, le président de la SNCF, au micro de France Inter, la semaine dernière, qui sont à même de rassurer les partisans du rail. Celui-ci a laissé entendre que le chantier du tronçon Tours-Bordeaux, dont l’exploitation commerciale commencera en juillet prochain, serait… le dernier du genre. Avouant implicitement que son prolongement vers la Ville rose avait du plomb dans l’aile. «Nous ne sommes pas décisionnaires, ce sont l’État et les collectivités locales», s’empresse, après coup, de rectifier le service communication de la SNCF. Mais l’épisode nourrit un peu plus, s’il en était besoin, le flou qui entoure toujours le projet et surtout son financement. Il est vrai que l’expérience bordelaise a douché quelque peu les enthousiasmes, quant au choix de l’association public-privé pour payer un tronçon, qui va, in fine, faire allègrement grimper le prix du billet. Ce modèle peut-il être reconduit entre Toulouse et Bordeaux ? Vues les sommes en question, il va bien falloir trouver l’argent quelque part. Après avoir été estimé à 7 puis 8 milliards, le devis pointe maintenant à plus de 9 milliards. À tel point que des parlementaires, huit sénateurs de droite et de gauche, ont demandé, en septembre dernier, le gel du projet, dont le coût est jugé excessif», en considérant que la construction de la ligne «mérite d’être différée, à tout le moins pendant une quinzaine d’années». On en est là, alors que cette année 2017 devrait voir aboutir, sur le papier, le protocole de financement de la LGV Bordeaux-Toulouse, auquel travaille la région, la métropole et le département avec Alain Vidalies, secrétaire d’État chargé des Transports, mais plus pour longtemps. Une certitude, sans engagement fort de l’État, rien ne se fera. Et le moment tombe fort mal. Il ne vous a pas échappé que l’année était très électorale. Et que le sujet pourrait ne pas être une priorité.

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Paris à 4 heures en juillet..

Et si on se contentait de ça ? ça ? Le trajet en 4 heures et 8 minutes, précisément, qui nous est promis dès le mois de juillet prochain pour rallier Paris, via la LGV océane, qui mettra la capitale à deux heures de Bordeaux. Au regard des investissements colossaux qui sont envisagés avec la prolongation de la LGV vers la Ville rose, pour gagner au final une heure de mieux, de plus en plus de responsables se demandent si le jeu en vaut la chandelle. Même si les élus locaux n’en démordent pas. «Nous devons faire aboutir la construction de la grande vitesse dans le Sud-Ouest européen, plaide Carole Delga, la présidente de la région Occitanie, pour rendre notre territoire encore plus attractif, dynamique, au service de l’emploi et de l’ensemble de nos concitoyens. Nous ne pouvons plus faire marche arrière». Quant à Georges Méric le président du conseil départemental de la Haute-Garonne, il souligne que «le montage juridique et financier de la LGV Bordeaux-Toulouse doit être précisé afin d’être crédible et soutenable pour l’ensemble des parties prenantes. Celui de la section Tours-Bordeaux a montré ses limites, c’est un constat partagé par tous les acteurs. Toutes les pistes de financement doivent être étudiées».

Gilles-R. Souillés

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TGV Toulouse-Paris : des trajets beaucoup plus courts mais des billets un peu plus chers

Posté par bbvlgv le 13 mars 2017

La Dépêche.fr du 13 mars 2017

Les des nouvelles rames TGV L’Océane./ DR SNCF

Les des nouvelles rames TGV L’Océane./ DR SNCF

Ce mercredi 15 mars 2017, SNCF ouvre les ventes de la nouvelle offre TGV L’Océane, qui permettra, à compter du 2 juillet prochain de rallier Toulouse à Paris en 4h08 au lieu de 5h25 actuellement. La mise en service de la nouvelle ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique entre Tours et Bordeaux, va en effet permettre des gains de temps considérables entre l’Occitanie et Paris.

Alors qu’il y avait en moyenne 5,5 aller-retours quotidiens entre la ville Rose et la capitale, la SNCF va dores et déjà augmenter la fréquence de ses trains puisqu’il y aura désormais 6 allers-retours chaque jour, avec un premier train au départ de Matabiau à 6h49 pour une arrivée à Paris à 11h08 et un dernier train au départ de Montparnasse à 18h52 permettant une arrivée à Toulouse à 23h11.

Ce gain de temps va s’accompagner d’une augmentation des tarifs. « Elle sera au maximum de 12 euros pour un aller-simple, pour les billets les plus chers et en moyenne de 9 euros, explique Jérome Laffon, directeur-adjoint de la ligne TGV Atlantique. Mais par contre, les Billets Prem’s, qui offrent les prix les plus bas, n’augmenteront pas. »

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Un aller simple qui variera de 25 à 121 euros

Les voyageurs continueront donc de bénéficier de billets low cost, avec un prix d’appel à 25 euros l’aller-simple pour un billets Prem’s, hors carte de réduction.L’arrivée des nouveaux TGV L’Océane est aussi l’occasion pour la SNCF de proposer une offre de petit prix simplifiée et plus compétitive aux clients avec un aller-simple à 49 euros, non-échangeable et non-remboursable, qui sera accessible en 2nde classe jusqu’à la dernière minute sur les trains les moins demandés.

En revanche, le tarif s’envolera jusqu’à 121 euros pour un aller-simple, échangeable et remboursable, pour un aller-simple en seconde classe aux horaires de pointe. 

« Jusque-là, entre les Prem’s et les IDTGV, nous proposions en moyenne 20% de billets à tarifs réduits sur la ligne Paris-Toulouse mais nous allons doubler ce volume, promet Jérome Laffon. Notre objectif est que la grande vitesse soit accessible au plus grande nombre. Nous voulons être ultra-compétitifs pour rivaliser avec l’avion et regagner des clients sur cette ligne. »

La SNCF promet qu’à partir de juillet les problèmes de ponctualité, assez nombreux sur la ligne Toulouse-Paris, vont notoirement s’améliorer. Et si le succès est au rendez-vous, elle assure aussi que le nombre de liaisons entre Paris et Toulouse pourrait rapidement augmenter, histoire de renforcer encore plus la concurrence avec l’aéroport de Toulouse-Blagnac. 

CLAIRE RAYNAUD 

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Ligne à grande vitesse au sud de Bordeaux : les opposants reviennent à la charge

Posté par bbvlgv le 8 mars 2017

Sud Ouest du 07.03.2017

Ligne à grande vitesse au sud de Bordeaux : les opposants reviennent à la charge

C’est évidemment sur le terrain de l’environnement que Pierre Hurmic se montre le plus sévère envers le document de SNCF-Réseau.

ARCHIVES THIERRY SUIRE

Pour l’avocat bordelais Pierre Hurmic, SNCF-Réseau vient d’apporter la preuve que le GPSO (Grand Projet du Sud Ouest) n’est pas financé

Il y a sept mois, mandaté par des associations environnementales et treize communes ou intercommunalités du Sud-Gironde, l’avocat bordelais et élu municipal écologiste Pierre Hurmic déposait un recours  devant le conseil d’Etat pour faire annuler la déclaration d’utilité publique des LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, annoncée par le secrétaire d’Etat aux transports Alain Vidalies.

L’avocat précise avoir reçu le mémoire en réponse de SNCF-Réseau, l’entité de la SNCF qui s’occupe des infrastructures ferroviaires.  » Ce mémoire contient peu d’arguments convaincants ce qui renforce la pertinence de notre recours  » explique-t-il.

Absence de financement

SNCF-Réseau confirme surtout l’absence de financement du projet, surtout depuis que le Conseil Régional Nouvelle-Aquitaine et le conseil départemental de la Gironde aient annoncé qu’ils ne verseraient pas le moindre à la construction de ces deux nouvelles lignes, l’une en direction de Toulouse et l’autre en  direction de l’Espagne. Pour l’instant, la seule recette dont dispose SNCF-Réseau est une aide européenne de 52 millions d’euros alors que le coût estimé du GPSO se situe entre 8,5 et 9 milliards d’euros.

« Ces deux arguments financiers et et environnementaux me confortent dans la certitude que ce projet de GPSO ne verra pas le jour «  

C’est évidemment sur le terrain de l’environnement que Pierre Hurmic se montre le plus sévère envers le document de SNCF-Réseau.  » L’entreprise met en avant l’efficacité des mesures prises sur le chantier de la LGV Tours-Bordeaux et ceci ne peut que nous inquiéter davantage  » dénonce l’avocat bordelais. 

Rappelons que cette ligne de 340 kilomètres, inaugurée le 28 février dernier par François Hollande et sur laquelle les trains rouleront à partir du 2 juillet, a été concédée jusqu’en 2061 au consortium Lisea dont l’actionnaire privé principal est le géant mondial du BTP, le groupe français Vinci. C’est une filiale de Lisea, Cosea, qui a construit cette nouvelle LGV.

Atteintes à l’environnement

Or, rappelle Pierre Hurmic, Cosea et une filiale de Bouygues ont été condamnées en septembre  dernier par le tribunal de police de Tours à des amendes de 120.000 euros pour des atteintes à l’environnement dans la vallée de la Manse (en Indre-et-Loire) à l’occasion de ce gigantesque chantier. Un expert dépêché sur place affirme même avoir constaté à  » un massacre environnemental « .

« Ces deux arguments financiers et et environnementaux me confortent dans la certitude que ce projet de GPSO ne verra pas le jour  » souligne Pierre Hurmic qui se dit persuadé que le Conseil d’Etat annulera la déclaration d’utilité publique du GPSO.

Hier lundi, Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine et  ardent défenseur du projet, recevait à Bordeaux ses homologues basques d’Euskadi et de Navarre. Tous les trois ont plaidé pour la prolongation de la grande vitesse au sud de Bordeaux, vers le Pays basque et l’Espagne, en espérant obtenir le soutien de l’Union européenne.

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